Alors que plusieurs États américains, la République tchèque et le Salvador intègrent progressivement le Bitcoin dans leur stratégie financière, certaines figures politiques, comme Donald Trump et Javier Milei, ont tenté de lancer leurs propres cryptomonnaies, avec des résultats bien différents. Nayib Bukele, lui, prouve qu’il n’y a rien de mieux que Bitcoin en tant que monnaie souveraine et réserve de valeur. Grâce à une politique d’accumulation stratégique de Bitcoin et à une vision économique axée sur l’indépendance monétaire, son approche pragmatique contraste avec les hésitations et échecs de certains dirigeants. Observons comment ces stratégies divergent et ce qu’elles révèlent sur l’avenir de la finance mondiale.

Des États misant sur Bitcoin : Une adoption progressive et réfléchie

Le Salvador : Premier pays à franchir le cap

En septembre 2021, le Salvador a été le premier pays à adopter le Bitcoin comme monnaie légale. Depuis, il a accumulé des BTC, développé « Bitcoin City » et émis des obligations adossées au Bitcoin. Malgré les critiques des institutions financières internationales, cette initiative a renforcé l’indépendance économique du pays et démontré la supériorité du Bitcoin face aux monnaies inflationnistes et aux tentatives ratées de cryptomonnaies présidentielles.

Bitcoin City : un projet ambitieux du Salvador pour l’avenir économique basé sur Bitcoin.

La République tchèque : Vers une réserve stratégique en Bitcoin

La République tchèque s’impose comme un acteur clé du Bitcoin en Europe. Prague compte un nombre croissant de commerces acceptant Bitcoin et des infrastructures dédiées à son adoption, comme un réseau dense de guichets automatiques BTC. Plus significatif encore, le gouverneur de la Banque nationale tchèque (CNB), Aleš Michl, a proposé d’investir jusqu’à 5 % des réserves de change du pays, soit environ 7 milliards d’euros, en Bitcoin. Cette initiative vise à diversifier les actifs de la banque centrale et à se protéger contre l’inflation monétaire.

Cependant, cette proposition suscite des débats, notamment de la part du ministre des Finances tchèque, Zbyněk Stanjura, qui a déclaré que « la volatilité du Bitcoin le rend inadapté aux réserves de la banque centrale ». D’autres économistes soulignent cependant que cette volatilité est relative et que Bitcoin a prouvé sa capacité à surperformer les monnaies fiat sur le long terme. Une critique paradoxale quand on compare l’évolution du BTC avec celle de l’Euro, dont le pouvoir d’achat a chuté de près de 80 % depuis son introduction en 1999.

Aleš Michl, gouverneur de la Banque nationale tchèque, propose d’intégrer Bitcoin dans les réserves stratégiques du pays, un choix audacieux face aux critiques institutionnelles.

Les États américains : Une adoption en marche

Depuis fin 2024, plusieurs États américains, dont le Texas, l’Ohio et la Floride, ont proposé des lois visant à créer des réserves stratégiques en Bitcoin. Cette approche cherche à protéger leurs économies contre l’inflation et à bénéficier de la valorisation du BTC. Selon une analyse de VanEck, si ces États mettent leur plan à exécution, cela pourrait injecter près de 23 milliards de dollars sur le marché du Bitcoin.

Source: Bitcoin Laws

Carte des États américains adoptant Bitcoin : une transition monétaire en marche

Les shitcoins présidentiels : des échecs prévisibles

Trump et $TRUMP : un fiasco politique

En janvier 2025, Donald Trump a tenté d’exploiter son image en lançant sa propre cryptomonnaie, le $TRUMP. Présenté comme un token de « soutien patriotique », le projet a rapidement pris une tournure chaotique. Les premiers acheteurs ont spéculé sur une adoption massive, mais le manque de cas d’usage réel et les soupçons de manipulation ont conduit à un effondrement du prix en quelques semaines. Alors que Trump promettait un « renouveau économique », son token n’a été qu’une bulle spéculative de plus, illustrant l’échec des monnaies centralisées et contrôlées par des figures politiques.

L’Argentine et $LIBRA : un effondrement éclair

Javier Milei, président argentin connu pour son opposition aux banques centrales, a tenté de promouvoir le $LIBRA, un token censé redynamiser l’économie argentine. Contrairement à son discours libertaire, le projet s’est révélé être une tentative maladroite d’introduire une cryptomonnaie dépendante d’un gouvernement. Résultat : une chute de 94 % en quelques jours, des accusations de fraude et des critiques virulentes sur la gestion opaque du projet. Plutôt que de favoriser une véritable décentralisation, $LIBRA s’est écrasé sous son propre poids, soulignant l’incapacité des dirigeants à rivaliser avec Bitcoin.

Pourquoi Bitcoin triomphe là où les shitcoins échouent

Contrairement aux initiatives politiques opportunistes, Bitcoin fonctionne sans autorité centrale, sans possibilité de manipulation par un dirigeant. Son adoption par des États comme le Salvador ou sa considération par la République tchèque et plusieurs États américains démontrent qu’une monnaie véritablement neutre et résistante à la censure est plus viable à long terme. Pendant que Bukele mise sur une valeur refuge durable, Trump et Milei ont prouvé que les shitcoins présidentiels ne sont que des outils de spéculation voués à disparaître.

Débunkage : Christine Lagarde et son hypocrisie sur Bitcoin

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a récemment rejeté l’idée d’intégrer Bitcoin dans les réserves des banques centrales européennes, affirmant que les réserves doivent être « liquides, sûres et sécurisées ». Pourtant, Bitcoin incarne précisément ces qualités :

  • Liquidité : Un marché mondial actif 24h/24 et une adoption croissante font de Bitcoin l’un des actifs les plus liquides au monde.
  • Sécurité : Protégé par le Proof of Work, Bitcoin bénéficie d’une sécurité cryptographique inégalée.
  • Protection contre l’inflation : Contrairement à l’Euro, manipulé à volonté par la BCE, Bitcoin a une offre fixe de 21 millions d’unités.

Depuis sa création, l’Euro a perdu environ 80 % de son pouvoir d’achat par rapport aux actifs tangibles, tandis que Bitcoin a enregistré une croissance de plus de 100 000 % en l’espace de dix ans, surpassant toutes les monnaies fiat en termes de performance à long terme. La « volatilité » du Bitcoin, souvent mise en avant par ses détracteurs, dissimule en réalité la dévaluation constante orchestrée par la BCE.

Comparaison de la perte de pouvoir d’achat de l’Euro et de la croissance exponentielle du Bitcoin.

Conclusion : Une leçon pour l’avenir

L’adoption du Bitcoin par des États marque une transition majeure dans le paysage monétaire mondial. Sa reconnaissance comme réserve de valeur devient une évidence, tandis que les échecs des cryptomonnaies présidentielles illustrent les limites des projets politiques opportunistes. La confiance et la transparence restent les piliers de toute adoption monétaire durable.

Pendant que des institutions comme la BCE poursuivent leurs politiques inflationnistes, des leaders visionnaires comme Nayib Bukele montrent que Bitcoin est une alternative viable. Son adoption réussie est une démonstration éclatante de la supériorité du Bitcoin sur les monnaies contrôlées par les banques centrales. Trump, Milei et Lagarde feraient bien de prendre des notes.

A propos de l'auteur: Arnaud

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