
On entend souvent dire que les passionnés de Bitcoin sont perçus comme des adeptes fervents, attachés à une monnaie numérique et critiques vis-à-vis du système financier traditionnel. Mais si on prend du recul, n’est-ce pas plus sectaire de continuer à croire aveuglément en l’État pour l’émission monétaire, alors que l’histoire a prouvé à maintes reprises l’inefficacité et les abus du monopole étatique sur la monnaie ?
Loin d’être une croyance irrationnelle, Bitcoin repose sur des règles immuables et un modèle prévisible, comme l’émission limitée à 21 millions de bitcoins et l’ajustement automatique de la difficulté du minage, garantissant un rythme de création stable et indépendant des décisions humaines. À l’inverse, le système monétaire actuel est fondé sur des décisions politiques arbitraires, une inflation programmée et une confiance aveugle en des institutions qui, depuis des siècles, ont montré leur incapacité à préserver la valeur de la monnaie.
1. L’État et la monnaie : une longue histoire d’échecs
Depuis l’Empire romain jusqu’à aujourd’hui, le monopole de l’État sur la monnaie a engendré des cycles de dévaluation et de crises économiques.
- L’Empire romain : Le denier, monnaie d’argent utilisée pendant plusieurs siècles, a été progressivement dévalué par les empereurs en y incorporant de plus en plus de métaux moins précieux. Résultat : inflation massive et effondrement économique.
- L’hyperinflation du Zimbabwe et du Venezuela : Des exemples récents montrent que donner un pouvoir monétaire illimité à un gouvernement conduit souvent à l’abus : impression monétaire excessive, destruction du pouvoir d’achat et ruine des épargnants.
- Le cas du Franc français et du Dollar américain : Après les accords de Bretton Woods, le Dollar était censé être adossé à l’or. En 1971, Nixon a mis fin à cette convertibilité, donnant aux banques centrales la liberté d’imprimer autant d’argent qu’elles le souhaitaient. Résultat ? Une perte de plus de 90 % du pouvoir d’achat du Dollar en un siècle.
Si une entreprise privée avait détruit la valeur de la monnaie comme l’ont fait les États, elle aurait été démantelée depuis longtemps. Pourtant, la plupart des citoyens continuent d’accepter ce système sans le remettre en question.
2. Travail, impôts et dette : qui exploite vraiment qui ?
On entend souvent l’argument : “Tu veux juste devenir riche sans rien faire avec Bitcoin, il faut travailler comme tout le monde !” Mais Bitcoin ne remet pas en question la notion de travail, il questionne plutôt la valeur de l’argent gagné avec ce dernier.
- L’érosion du salaire par l’inflation : Chaque année, même si vous travaillez dur, votre pouvoir d’achat diminue à cause de l’impression monétaire excessive des banques centrales, souvent justifiée comme un outil de gestion économique. Le travail ne permet plus d’accumuler de la richesse, il sert juste à survivre.
- Les impôts et la dette publique : L’État finance ses déficits en taxant le travail et en s’endettant. Cette dette est ensuite remboursée par encore plus d’impôts ou d’inflation, ce qui signifie que les citoyens paient deux fois : une fois par la ponction fiscale, et une autre par la dévaluation de leur épargne.
- Bitcoin comme protection contre la confiscation monétaire : Contrairement aux monnaies fiat, Bitcoin ne peut pas être imprimé à volonté et ne dépend d’aucune entité centrale. Il permet aux individus de préserver la valeur de leur travail au lieu de voir leur richesse se faire lentement siphonner par le système financier actuel.
3. Qui est vraiment dans un “culte” ?
Le mot « secte » est souvent utilisé pour disqualifier un mouvement qui dérange le statu quo. Mais si l’on y réfléchit, qui suit réellement une croyance aveugle ?
- Les “bitcoineurs” cherchent à comprendre les mécanismes monétaires, s’informent sur l’histoire des monnaies et choisissent un système décentralisé, transparent et auditable.
- Les défenseurs du système actuel continuent de faire confiance à un modèle centralisé, opaque, qui a prouvé à maintes reprises son inefficacité et sa tendance à profiter aux élites au détriment du peuple.
Au fond, est-ce plus rationnel d’adopter un système où les règles sont claires et vérifiables ou de persister dans un modèle où quelques individus peuvent changer les règles à leur avantage sans consulter personne ?
Conclusion : l’illusion du “culte”
Qualifier Bitcoin de “secte” est une manière simpliste de rejeter un phénomène sans l’étudier en profondeur. Pourtant, en analysant l’histoire monétaire et les mécanismes en jeu, il apparaît clairement que Bitcoin n’est pas une foi aveugle, mais une réponse rationnelle aux dérives du système financier actuel. Ceux qui adhèrent aveuglément au monopole monétaire de l’État, malgré des siècles d’échecs, sont peut-être ceux qui suivent une véritable croyance dogmatique.
Bon, je ne suis pas un économiste, mais, ne serait-il pas plus intéressant de voir le travail de la BNS comme d’une institution au service du peuple suisse et pas contre lui? S’il n’y avait pas un peu d’inflation, le CHF se renchérirait trop face aux autres monnaies. Serait-ce tenable pour notre économie exportatrice? Imaginez 1 franc suisse évalué à 90’000.- USD?
Bonjour,
Je comprends vos inquiétudes sur la force du franc et la compétitivité de la Suisse. Cependant, voici quelques points simples :
BNS et «le peuple» : La BNS travaille à la stabilité à long terme pour l’ensemble de l’économie suisse. Elle n’est ni «pour» ni «contre» les gens, mais son indépendance lui permet de prendre des décisions qui évitent crises et déséquilibres.
En somme, il est trop simpliste de dire qu’il faudrait plus d’inflation pour éviter un franc trop fort. La stabilité monétaire et la compétitivité reposent sur de nombreux autres facteurs.